Mot français, du latin
semita, « voie latérale à une route, trottoir » , du genre féminin, dont la définition est la suivante :
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(Littéraire) Petit sentier ou petite voie souvent, non goudronnée, et passant au travers des bois.
Étymol. et Hist. 1160-74 (Wace, Rou, éd. A. J. Holden, III, 608); qualifié de ,,vieux`` par Raymond
1832, de ,,populaire`` par Littré, et ,,dialect.`` par DG. Du lat. class. sēmĭta « id. »; sente est encore bien empl. dans
la partie septentrionale de la France (FEW t. 11, p. 440b).
(san-t') s. f.
Synonyme populaire de sentier. On a cru que les feux [de l'Etna]
s'ouvrirent en deux, et, se retirant de part et d'autre, laissèrent une sente à ces jeunes hommes de qui l'audace était à la vérité digne d'un bon événement, Francois de
Malherbe. le Traité des bienf. de Sénèque, III, 37.
XIIe s. Achimas s'en turnad, e curut par sentes e adrecement.... Rois, p. 188.
XIIIe s. Lors m'en allai tout droit à destre, Par une petitete sente Pleine de
fenoil et de mente, la Rose, 719.
XVe s. Quand il eust un petit chevauché, il ouit buscher au bois, si ferit son
cheval des esperons, et vint cele part, droit à la sente du bois, Jean Froissard II, III, 127.
XVIe s. Il ly a.... une sente fort estroite au long de l'eau, si mal aisée qu'à
grand'peine.... Jacques Amyot, Flam. 4.
Espagn. senda, du lat. semita. Il y a dans l'arabe samata, aller, semt, voie, chemin ; un mot sémitique aurait-il passé dans le latin ?
Lien vers le vieux français :
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